Intro...

Intro...
Bienvenue sur mon troisième blog...
Celui-ci sera entiérement dédié au groupe Tokio Hotel...au séduisant Bill...au Méga-Bow Tom (qu'est à mwa soit dit en passant *_*)

Je vais écrire peu à peu les chapitres de la fanfiction comme il se doit (genre chapitre 1, puis chapitre 2, puis chapitre 3, etc...XD):

résumé: Katie est ce qu'on peut appeler une puffe de première, elle aime Diams,le maquillage, le rap, les vêtements,la drague, elle hait Tokio Hotel... mais des vacances de noël en egypte, sur le Nil et une mystérieuse rencontre vont mystérieusement la changer...à jamais...

Je vous souhaite une bonne lecture sur ce...(merci math pour la contamination^^)


xXx Die WirKliChkEiT xXx

# Posté le samedi 23 décembre 2006 16:09

Modifié le mardi 03 avril 2007 07:02

Chapitre 1: Katie space girl...

Chapitre 1: Katie space girl...
"Le Nil est une longue vie qui ne s'arrête pas..."

chapitre premier:Katia space girl

Si j'avais su...J'aurai refusé d'y aller catégoriquement,surtout si j'avais été prévenue à l'avance,mais non ,à moi on ne me dit jamais rien...Je ne suis que la blonde de service qui passe son temps à sourire...Alors tout ce que l'on me dévoile c'est...rien !!!C'est à cause de ce genre de mentalité que cette putain de situation est arrivée...Au début tout allait bien,ça paraissait parfait,passer les deux semaines des vacances de noël en Egypte au lieu de se les peler à Paris,le bonheur !!!Le soleil, tout ça,j'adore,je suis une fille du feu après tout,on me l'aura assez dit...On peut dire que je suis une « pouffe »,c'est vrai mais une jolie pouffe au moins,je m'appelle Katie,j'ai 16 ans et demie et je suis française,de Paris,la shoppen ville.

J'adore le rap français et surtout Diams, sa musique déchire trop,le rythme,les paroles,tout me parle. Par contre s'il y a un groupe que je hais le plus au monde c'est Tokio Hotel...Ce groupe de tapettes pas du tout viriles, quelle horreur !Ils se prennent pour des boss...Un travestit gothique accompagné de son frère avec une coiffure d'homme des cavernes uuuuuuuuuuultra-sexy je vous assure,l'homme serpillière et le gros moche aux batteries. Je paraît cultivée en la matière sur ce truc qu'il osent appeler musique, malheureusement pour vous c'est à cause d'hystériques dans mon groupe de pouffes blondes comme diraient les garçons...Enfin bref,je ne suis pas une élève très brillante en cours,mes notes tournent autour de 9 au lycée mais je séduis plus grâce à mon corps que grâce à mon esprit c'est déjà ça...

Question famille je suis pas gâtée :un gamin de frangin de 17 ans et deux parents débiles. Pauvre de moi !Que ne ferai-je pas pour être fille de star !Ma blondeur est héritée de ma mère,mes yeux verts profonds de mon père,quand à mon frère,brun aux yeux bluns,on sait pas d'où il vient.

A part ces particularités je suis une fille comme les autres. J'aime faire du shopping dans les galeries Lafayette,rencontrer des gens,parler au téléphone,me maquiller et passer des heures devant le miroir...Je suis comme les autres filles,enfin un peu plus spéciale .Mais si on m'avait préparé à ce truc,franchement...

Tout a commencé un mois avant les vacs de noël, dans ma maison à Paris. Je suis une petite bourge,je vis dans le 16éme,dans une grande maison 3 étages qui a coûté une fortune en aménagement .

Mon père est rentré du boulot rayonnant,ce soir là. Pour ma part ,j'étais installée confortablement devant l'ordi dans ma chambre,regardant le clip du dernier single de Diams :Confessions nocturnes...Il est génial !J'adore Vita dedans,j'aimerai trop lui ressembler mais je ne pèse que 46 kilos pour 1m72,je me sens grosse. Alors je ne mange plus,je n'aime pas manger,sentir la nourriture dans l'estomac,traversant ton corps,je...je ne supporte pas,c'est si désagréable,je ne me nourris plus que de salade composées et encore pas si souvent...

Quoi qu'il en soit, mon pater a appelé tout le monde en bas. En bonne fille que je suis j'y suis allée,secouant du cul comme on dit,mais j'y peux rien si je suis naturellement sexy après tout . Je suis descendue au salon où mon frangin, Bastien, mon père et ma mère attendaient mon arrivée. Bastien m'a sourit largement,je l'ai trouvé plus con que d'habitude avec son sourire commercial,son tee-shirt super large,son jean informe et ses cheveux en pics dressés dans tout les sens. J'ai dû le regarder bizarrement car soudainement il a changer d'expression , optant plutôt pour un rictus moqueur :
-Papa a une grande nouvelle à speaker !
Franchement quand on le regarde parler cette grande bringue d'1m93 ,on croirait pas qu'il a 17 ans, il parle comme un gosse de 10 ans à peine. Je prends un air blazé :
-Ah ?
Puis je me tourne vers mon père en question, promenant mes yeux verts autour de moi :
-Bastien a raison, l'université m'a avancée une subvention et je me sens deja bien fatigué,10 ans sans vacances,j'en ai déjà discuté avec ta mère et ton frère,nous allons passer Noël en Egypte,sur le Nil,en croisière très coûteuse sur un bateau. J'ai quand même voulu prendre le meilleur Kat alors nous avons le complet , avec piscine,chacun sa chambre,même que nous rencontrerons peut-être des stars qui sait ???Et puis je crois me souvenir que tu nous a parlé de ce groupe allemand,comment s'appel-t-il ?Tokio quelque chose...
-Tokio Hotel papa !rajoute Bastien, souriant de toutes ses dents, comme le crétin qu'il est
Je le fixe d'un air mauvais, rejetant mes cheveux mi-longs sur mes épaules :
-Je hais Tokio Hotel sale con !!Je ne vois pas ce que trouvent les femmes à cette tapette de Bill et à celui qui est censé être son frère jumeau :l'homme des cavernes personnalisé dans la personne de Tom !!!
-Mais c'est qu'elle connaît leurs noms en plus cette petite^^lance le frérot
Je m'approche de lui d'un pas élastique et lui colle une claque sur la joue, sans me retenir,furieuse qu'il ose insinuer de telles choses. Ma mère soupire,dit d'une voix assez hésitante :
-Katie...Il faut que tu grandisse un peu, tu as 16 ans et demie et les jeunes filles de cet âge ne tapent pas...Tu dois être délicate si tu veux faire un bon mariage, devenir une femme telle que moi , réussir dans la vie!!!
Je rougis tandis qu'en face de moi , Bastien se tient la joue,les lèvres pincées :
-Justement, j'en veux pas de ta vie !!!
Tout de suite après ces quelques mots,je me bâillonne d'une main,de peur de dire d'autres mots pire encore. Ce que je pense je le dis, sauf dans certains cas...Ma mère me regarde sévèrement :
-Néanmoins, nous partirons là-bas le 21 et reviendront le 6 janvier...Je veux être fier de ma fille ...Et je citais ce groupe en simple exemple,si tu pouvais te calmer un peu. Rajoute mon père d'une voix grinçante, essuyant ses lunettes
Je tourne les talons, la peau rouge et me précipite à l'étage,montant les marches 4 à 4.

Comme d'habitude ils sont contre moi. Mais pourtant je fais tout pour leur plaire .J'essaye d'être adorable ,le plus intelligente que je puisse. Bon, c'est vrai qu'au lycée je suis l'opposé de ce que je suis chez moi :une allumeuse sans foi ni loi,une blondasse diraient certains et ils n'aurait pas tort. Je vis un peu du malheur des autres,je me moque sans cesse de tout,de mes profs ,des loosers,je les déteste. Je me jette sur mon lit et regarde le poster au-dessus,le menton dans l'oreiller les yeux tristes. Diams me regarde d'un air bienveillant. Je sors de sous ma couette la télécommande de la Télé et l'allume en soupirant,regardant les images sans son. J'en ai marre de cette famille de fou,passer deux semaines en leur compagnie...Mon père est professeur d'université de mathématiques mais il est très occupé,il ne s'occupe presque jamais de moi .Pareil pour ma mère qui est infirmière...J'enfouis mon visage blanc dans el matelas,je devrais pourtant être contente de cette occasion de passer des vacances ensembles pour une fois.Ca doit faire 15 ans qu'on à rien fait d'autre que prendre les déjeuners en famille .Du dos de la main,je lisse mes cheveux blonds,mordillant ma lèvre inférieure doucement...Ne voir personne à part ces trois cons pendant deux semaines,c'est faisable ? Aprés tout je vais rencontrer des gens nouveaux,lier des liens et ptête rencontrer Diams...Bon,je rêve un peu là,Diams ne viendrait jamais en Egypte. Mais j'espère trouver un tit copain pendant ces vacs,je vais bronzer,exposer ce donc je suis le plus fière et rien ne m'obligeras à rester 24h sur 24 auprès de la famille...Je me lève lentement,papa n'a pas eu une si mauvaise idée finalement .Je me dirige vers ma glace,accrochée au mur d'en face,et m'observe un instant,ma poitrine bien formée,mes petites fesses,mon ventre plat,mes cheveux lisses ,blonds dorés,mon visage en pointe au teint blanc et surtout ses yeux verts entourés de noir. Je me vante je sais mais honnêtement je me trouve belle,c'est la vie. Je jette un coup d'½il circulaire sur ma chambre,les posters accrochés aux murs crème,la commode mal foutue,mon armoire ne plastique,ma coiffeuse rose couverte de tubes de mascara,ma fenêtre donnant sur le jardin et enfin mon lit de bois. J'aperçois un morceau de tissu bleu nuit dépassant de dessous. Je le prends entre mes mains, étonnée. Un boxer masculin !Si ma mère était tombée dessus...C'est celui de Nico,la dernière fois qu'il est venu il y a deux semaines,lorsqu'il m'a plaquée...Je serre le sous-vêtement contre moi,les yeux baissés,émue,sentant encore son odeur. Puis je le range dans ma commode avec douceur, comme en deuil,un souvenir périmé...

Je me rallonge sur mon lit quand mon portable se mit à sonner sur l'air de « confessions nocturnes »,je le pris avec délicatesse,appuyant sur la touche appel,la voix de ma meilleure amie,aussi blonde que moi,Emily résonna à l'autre bout du fil :
-Kat...Ca fait une heure que j'essaye de t'appeler, t'étais où ?
-Je déprimais...Mon pater nous a dit qu'on partait en Egypte pour les vacs de noël et ça fera deux semaines sans toi ma chérie...lui dis-je d'une petite voix
-Enfin Katie, c'est super beau l'Egypte,le soleil,les beaux gars,tu vas peut-être enfin pouvoir oublier Nico...
-Oui...
-Et puis,ton pater a sûrement choisi une bonne compagnie,non ?Tu vas voir ça va être super...Les pyramides,le Caire,la vallée des Rois...C'est superbe...
-Je pense surtout que je vais passer des heures sur le bateau comme une conne parce que la famille aura la flemme d'aller faire du shopping...
-Arrête de déprimer, tu vas pas trop me manquer à moi^^,je rigole !
-Ca fait toujours plaisir...
-On se voit demain en cours ma puce ?
-Oui, oui...Devant le bahut.
Je raccroche, lasse ...Nico, deux semaines déjà...Je lève le regard vers le poster de Diams...C'te misère...Je fixe la photo d'Emily posée sur ma tale de nuit,une brunette élancée aux yeux gris,toujours coiffée d'une queue de cheval et habillée super bien...Elle est dans ma classe en plus,on se tape de ces délires sur les mecs du lycée...Je soupire encore une fois,triste à l'avance,l'idée de rencontrer des stars me tournait encore dans la tête malgré que mon père l'ait juste dit comme ça...

Je me suis lentement endormie alors,une main sur l'oreiller,l'autre serrée autour de mon portable...

J'ai continué les cours comme d'habitude pendant un mois, martyriser les gens,éviter d'autres,ne pas travailler...Le dernier jour ,les adieux ont été déchirants comme si je partais pour un an au lieu de deux semaines. Diane,ma deuxième meilleure amie rousse, s'est jetée dans mes bras et on a pleuré à l'unisson car tous compatissaient à ma peine de ne plus les voir. Je me prends pas pour de la merde mais honnêtement je suis quelqu'un de très sociable...

Ces derniers temps de cours sont passés vite,si vite...Mes amis m'ont couverte de cadeaux,j'étais une femme comblée surtout quand Emily m'a offert le dernier pantalon du « temps des cerises »...Elle est géniale cette meuf ,sérieux.
Pour aller en Egypte, j'ai ressorti mes affaires d'été : débardeur moulant,minijupe,tee-shirt...
J'ai décidé d'y mettre de la bonne volonté ,après tout,qui sait,cela pourrait marquer un tournant de ma vie...

A cette époque je n'ai pas su à quel point j'avais raison...

Le jour de l'embarquement à bord du vol 747 à destination du Caire est vachement vite arrivée. Nous sommes arrivés en courant à l'aéroport avec trop de valise,j'étais habillée d'une doudoune fourrure,d'une minijupe hyper douce ,d'un chemisier blanc décolleté,mes cheveux défaits sur mes épaules frêles. La douane nous a retenu une dizaine de minutes,vérifiant inutilement nos papiers. Bastien jouait à sa PSP en marchant,papa s'énervait sur son sac,maman se regardait les ongles et moi je me remaquillait dans ma glace de poche... Enfin on nous a libéré...Nous sommes enfin monté dans l'avion...pour de nouvelles aventures au pays du sable et loin de celles glaçantes de France !!!

A suivre dans le chapitre 2

xXx Die W.i.r.k.l.i.c.h.K.e.i.txXx

# Posté le samedi 23 décembre 2006 16:19

Modifié le jeudi 08 mars 2007 05:34

Chapitre 2 : 7 ans de malheur pour le meilleur ??? =)

Chapitre 2 : 7 ans de malheur pour le meilleur ???


-Les passagers du vol 747 à destination du Caire sont priés de se rendre à la porte d'embarquement 13 ...annonça la voix métallique du haut-parleur situés au-dessus de nous
Cette consonance dure nous sortit de notre demi-sommeil dans lequel nous avons plongé l'attente prolongée après la douane où ils nous avaient retenus ces enfoirés !!!Inutilement en plus,aucun de nous ne transportait de canabis ,drogues et compagnie...Enfin ,je pense...

Papa s'éjecte de son siège d'une formidable détente de reins, exploit pour un homme de son âge et de son poids(150 et quelques ???),tout paniqué qu'il était. Il se tourne vers ma mère,les rares cheveux qu'il lui reste sur la tête ondulant dans l'air climatisé :
-Iréne(ma mère),grouille !Les bagages,les gosses !!!crie-t-il dans son jargon illettré de prof de maths,le pire ennemi d'un étudiant normalement constitué
« Les gosses », comme il le dit si bien,se sont levés,plus calmes que lui déjà,Bastien collé amoureusement à sa PSP ,moi à mon sac,la mine hautaine de celle qui se sent bourge et fière de l'être.

Une demi-heure qu'on moisissait dans cette atmosphère étouffante de parfum pour homme d'affaire,de relent de sueur ,de vieille clim qui marche à peine.Ca soulage de sortir d'ici sérieux...

Je passe ma main dans mes cheveux fins,signe habituel chez moi. Le voyage promet d'être long et ennuyant d'après ce que je sais :4 ou 5 heures environs,c'te misère !Et dire que j'ai oublié de prendre de la lecture...Quoique ,qui suis-je pour me croire obligée de lire ???Pas une intello en tout cas...Mon père, bien que prof, ne m'obligeras jamais à m'emmerder de la sorte. Tant mieux !

D'ailleurs ça me rappelle un épisode de ma courte vie,ma mère m'avait emmenée chez un psy pour faire un test de Q.I. J'avais autour de 10,11 ans. Ce test était vachement dur, j'ai passé deux heures dessus à me gratter la cervelle. En fin de compte,le psychologue m'a regardée sévèrement par-dessus ses lunettes ringardes avant de dire d'une voix grave : « Son Q.I est indéfinissable... » style celui qui sait tout.Ca m'a trop mis les nerfs !Ca veut dire quoi « indéfinissable » ???Trop haut ou trop bas ???
Encore maintenant je me pose la question et ce ne sont pas mes notes qui vont m'aider à la résoudre...Un de ces jours, faudra que j'en demande la signification à Mélanie,ma larbine de service du lycée et intello en chef...

Quoi qu'il en soit,nous avons commencé à courir,nos bagages à la main,papa devant moi ,tout suant du haut de ses 51 ans,Bastien derrière,grande bringue,qui,rien qu'en avançant un pied,marche déjà d'un mètre et quelques en avant. C'est scientifiquement prouvé que les grands marchent moins que les petits, papa me l'a dit.
Mon attention concentrée sur mon miroir rose de poche,je ne regardais rien autour de moi,les bruits de l'aéroport semblant fondus en arrière-plan,tout me paraissait soudain bien silencieux et je ne voyais plus que mon beau visage,mes yeux verts étincelants de vitalité. Je souris à mon reflet, consciente de l'effet que ça devait faire sur les passants, mais bon,qui aurait le temps ainsi que l'envie de s'arrêter sur les mimiques d'une jolie ado devant son mini miroir ??
C'est à ce moment-là qu'ELLE m'a percutée ou plutôt m'a bourrée comme une joueuse de rugby. Je l'ai tout de suite détestée. Quand son épaule a heurtée la mienne douloureusement, ma glace s'est envolée dans les airs , a fait un triple salto avant et est retombée sur le carrelage de l'aéroport dans un geyser sans que j'ai pu faire le moindre geste pour tenter de la rattraper,faut pas m'en vouloir après tout,je ne suis forte qu'aux sports de chambre ! - -'

Néanmoins j'ai levé les yeux, furieuse, arrêtée au beau milieu du chemin,mes valises autour de moi,mes parents et mon frangin déjà loin. Quand je dis qu'ils s'en foutent de moi, c'est pas pour rien...
M'enfin,la fille que j'avais devant moi était on ne peut plus normale,un vrai clone d'intello,genre sainte-nitouche : de longs cheveux blonds clairs raides(comme moi mais en moins beaux),de grands yeux bleus turquoise ourlés de longs cils,une bouche fine,un corps maigrelet,pas de forme,rien de chez rien,une vraie planche à pain et ce style de fringues !!!Un vieux jean pattes d'elfe,un col roulé noire,de vieilles baskets,un eastpack délavé d'avant-guerre mondiale sur le dos,manque plus que les binocles et ...les couettes !? J'ai failli faire un bond de trois mètres en arrière tellement le spectacle était affreux,ça existe encore les filles comme ça ??C'est encore plus rare que la rupture de stock de chemisiers aux galeries Lafayette ! Elle m'a fixée,comme au bord des larmes. Ce que je déteste ce genre de fille,ça m'fait trop pitié,faudrait leur payer un relookage et un psy...J'ai mis mes mains sur mes hanches avant de me préparer à l'invectiver d'insultes pour avoir brisé mon miroir de chez Marionnaud(7 ans de malheur) et ensuite pour être si mochement fringuée,j'ai pris mon souffle,la peau rouge :
-T'as vu ce que t'as fais connasse ?!T'as niqué mon miroir préférée ;soit 7 ans de malheur !T'as le choix,ou tu me rembourse ou je te péte deux dents pour te faire payer !!!lui ai-je craché à la figue
Elle est restée les bras ballants à me dévisager calmement,elle est conne ou quoi ?J'ai crispé les dents pour me retenir de lui coller le poing dans la figue avec la grâce de Diams. Après tout,pourquoi pas la faire rembourser ET lui péter deux dents ?Acte gratuit,l'humanité entière me remerciera...

Les passages des différents vols circulaient autour de nous avec fluidité, nous bousculant,sans faire attention à nous...Je crois que l'aéroport est le seul lieu où les humains sont tous égaux...
J'ai baissé les yeux sur les éclats de verre éparpillées . Tant de souvenirs avec lui ! Il m'avait accompagnée partout depuis la 5éme ce cher miroir, comme il allait me manquer ! J'ai senti ma rougeur s'accroître sur mes joues tandis que la fille en face de moi se mettait en mouvement avec 5 minutes de retard :
-Je suis désolée...s'est-elle excusée d'une petite voix
Elle a prit son eastpack , en a sorti un portefeuille kaki,a prit deux billes deux 20 euros flambants neufs dedans puis me les a mit de force dans la main avant de faire demi-tour et de disparaître avec ses vieilles fringues dans la foule,sans se retourner une seule fois,sans remuement des hanches sexy,sans ajouter un mot....
Je suis restée à mon tour sans voix, c'était quoi cette bourge ? Trop space,trop dédaigneuse surtout...J'ai serré l'argent dans ma main,ça me fera deux jeans de plus,oublié le miroir !!! Youpi !

J'ai tourné les talons, cherchant mes parents du regard, où sont-ils donc passés avec ce con qui me sert de frère ? Porte d'embarquement combien déjà ???Merde, j'me souviens plus, snif...Heureusement la voix métallique du saint haut-parleur m'a sauvée la vie :
-Dernier rappel pour les voyageurs du vol 747 à destination du Caire qui sont priés de se diriger au plus vite vers la porte d'embarquement 13...

J'ai soupiré de soulagement, pris mes lourds bagages d'une main,rangé de l'autre les billets dans mon porte-monnaie rose Kittie. Puis je me suis mise à courir vers la porte d'embarquement,fendant la foule,slalomant entre les passants avec agilité,courbant mon corps dans tous les sens. Je suis enfin arrivée devant la paroi de verre du soufflet de caoutchouc qui relie à l'avion. Maman m'attendait là,l'air paniquée. Quand elle m'a aperçue , la même rougeur que moi a envahie son visage encore jeune. Elle s'est approchée à grands pas, furieuse :
-Kat !!!Où étais-tu passée ? Ton père et moi étions vraiment inquiets de ce qui aurait pu t'arriver, de ne plus te voir derrière nous ! Tu trouve ça marrant de disparaître quelques minutes avant l'embarquement ?!
Et voilà,tout ce qu'elle sait faire,c'est m'engueler. e l'ai observé avec ma minuscule réserve de patience pour ne pas exploser :
-Mais maman...
-Ne cherche pas à te défendre, on a plus le temps, prends tes bagages,on a plus le choix non plus !!! m'a-t-elle coupée en s'épongeant le front avec sa manche de tee-shirt
Elle est repartie au pas de course et je n'ai pu que la suivre, soufflant sous mes kilos de sacs. Dans le soufflet de caoutchouc je haletais tellement il faisait étouffant. La dernière fois que je suis à Paris , faut qu'il fasse chaud en plus !J'ai passé une main sur mes yeux sans étaler le mascara,la pente devenant plus raide,l'effort se faisant plus sentir dans mes jambes. Je suis sortie pour finir devant l'entrée de l'appareil vue de l'intérieur, hors de souffle,maman déjà disparue à l'intérieur. Heureusement qu'elle m'a donnée le numéro de ma place dis donc...

Je soupire profondément et entre dans l'avion, traînant mes valises douloureusement,le chemisier largement ouvert sur ma poitrine. L'hôtesse m'a accueillie avec son sourire à deux balles :
En espérant que vous ferez un bon voyage...
Bon voyage, mon cul ouais !!!
On me dit souvent que ma manière de parler contraste beaucoup avec mon apparence de petite poupée russe. Faut croire que c'est vrai ...M'enfin...J'ai pris une belle pose, accoudée à ma valise,au moins être crevée avec classe !!Malheureusement la porte a coulissée derrière moi avec un claquement sec...Je me suis dépêchée de rejoindre ma place prés de mes parents, côté fenêtre. Bastien se trouvait confortablement assis entre une petite blonde penchée sur un bouquin et une grande rousse mais lui était concentré sur sa PSP de m**** !!!Je me suis fatiguée à monter mes sacs, sans qu'un gentleman ne vienne m'aider, cet exploit réussit,je me suis laissée tomber sur le fauteuil couvert de tissu blanc avec appuie-tête blanc rembourré. J'ai fermé les yeux un instant avant que l'avion ne décolle. L'hôtesse de l'air avait déjà fait son speach sur le comportement d'un bon voyageur pour mon plus grand bonheur. Ouf ! L'engin s'est élevé à la transversale avec un vrombissement strident puis nous avions enfin quitté la terre ferme après 100 mètres de terrain plat. J'ai fixé mon regard sur la petite blondinette à côté de Bastien, plongée qu'elle était dans son livre de je ne sais quoi .Bizarrement elle me rappelait quelqu'un mais qui ?
-Elodie, regarde par la fenêtre !a presque crié la rousse en se tournant vers elle
-Oui maman...
La dénommée Elodie a levé la tête très lentement, dévoilant ses grands yeux bleus. La fille de l'aéroport !!! Arg !!!Dans le même avion que moi en plus !Je vais étouffer !De l'air,à boire !!!Je me suis finalement laissée aller contre mon siège,tendue, tentant de calmer mon c½ur,c'te poisse !!Ave la chance que j'ai...C'est la malédiction du miroir pété...Autant s'y faire...
J'ai sorti mon MP3 de ma poche de veste et je l'ai mis sur une chanson de Diams histoire de retrouver le morale . Enfin ,j'ai regardé par la fenêtre à mon tour,observant le paysage qui défilait sous mes yeux,magnifique peinture colorée. Paris s'étendait jusqu'à l'horizon,le soleil était à peine levé.. J'ai repassée une main dans mes cheveux, reboutonné mon chemisier, absorbée par la contemplation,mes parents gardant un silence...chaste ?J'ai vu la Tour Eiffel s'éloigner au loin,deux semaines sans cette vue quotidienne,deux semaines sans Emily...deux semaines peut-être avec la ringarde...et les beaux mecs ?
Je me suis endormie sans m'en rendre compte, tombant dans des rêves sans fond,revoyant le visage de mes amis comme si c'était la dernière fois...Nico,Nil,Tokio Motel ???


A suivre chapitre 3^^


heyoooooooooooooo,laissez-mwa vos coms afin que je sache ce que vous en pensez^^,merci d'avance
bye

xXx Die Wirklichkeit...xXx
Chapitre 2 : 7 ans de malheur pour le meilleur ??? =)

# Posté le mardi 26 décembre 2006 06:12

Modifié le jeudi 08 mars 2007 05:57

chapitre 3: aperçu de...

Et voilà...3éme chapitre après justement une semaine en Egypte, pays pharaonique...
Dites ce que vous en pensez, ça m'aide...^^

Chapitre 3 : aperçu divin...

Ma respiration légère, 300 souffles dans l'avion qui vacille dans les courants d'air,ne dérangeant pas mes rêves sans consistance particulière,qui me laisseront sûrement un goût amer au réveil :
-Kat chérie, réveille-toi ! Nous sommes arrivés !crie soudain la voix aigue de ma mère,me tirant de mon sommeil paisible,accoudée contre le hublot

J'ouvre les yeux, encore ensommeillée, mon premier geste fut de plaquer une main sur mes cheveux afin d'aplatir les éventuels épis provoqués par ma position de dormeuse. Puis,bâillante ,j'ai étiré mes bras vers le plafond bas,ma colonne vertébrale sentant le changement de situation de l'appareil à présent ronronnant comme un gros chat sur la longue piste d'atterrissage. Les 5 heures à l'origine prévues pour le voyage sont finalement passées à une de ces vitesses ! Et dire que je m'inquiétais de ce que j'allais faire...

Instinctivement ,je tourne la tête vers la « miroir killer » .La demoiselle ,toujours aussi ringarde,regardait par la fenêtre ,positivement silencieuse,en tout j'ai dû entendre sa voix à peine une fois ,absorbée par la vue du Caire endormi ?
Ressentant un manque de lumière bizarre dans l'avion, je lève mon visage vers la lampe située au-dessus de moi et l'allume rapidement, oppressée par la semi obscurité de la cabine.Sur mon côté, maman me sourit gentiment et se redresse contre son siège, remettant les boucles brunes de sa coiffure en place. Je fixe mon regard perçant à travers le hublot, impatiente à l'idée de découvrir le cadre dans lequel j'allais passer mes vacances.

Ce que j'aperçois me déçois un peu : les lumières de l'aéroport brillent faiblement 100 mètres plus loin,, ne laissant rien voir et le soleil est déjà bien bas à l'horizon, entouré de dunes sableuses...Difficile de penser que le Caire, ville célèbre dans le monde entier, se tient devant nous, à travers cette vitre épaisse couverte de buée...

Je soupire, me recoiffe du dos de la main distraitement. Mon 6éme voyage en avion, 1ére classe en plus et je l'ai passé à dormir contre mon hublot comme une bienheureuse...
Je dévisage Bastien, toujours concentré sur sa PSP depuis 5 heures. Comment fait-il pour se passionner autant pour une connerie pareille ? Mystère et shit ! En tout cas c'est incroyable ce que la technologie dure longtemps à présent, j'espère que mon con de frangin a oublié son chargeur, ça nous fera des vacances ...

En attendant la piste d'atterrissage n'en finissait pas et on se serait cru en car que ça n'aurait pas été différent...De toute façon nous étions le seul avion à atterrir, aucun autre ronronnement bruyant ne manifestait sa présence .Je sens immanquablement mes oreilles se boucher à cause de je ne sais plus quel phénomène de compression, j'aurais dû prendre des chewing-gum...Alors je me suis rendue compte que mon MP3 tournait toujours sur la même chanson qu'au départ, celle de Diams...Quand je parlais que la technologie dure longtemps !Mon père commence à défaire sa ceinture sans précipitation, prêt à se lever pour descendre mes bagages, galant petit papa finalement. L'appareil s'immobilise après 200 mètres de roulage sur l'étroite piste bordée de petites lampes bleues brillant dans le crépuscule. Je rouvre quelques boutons de mon chemisier, étouffant malgré la climatisation. Je repasse rapidement mes mains sur ma jupe afin de la remettre en ordre. J'ai, heureusement, pas dû dormir dans une position trop bizarre.
La voix du commandant, virile soit dit en passant, retentit dans l'avion, amplifiée par les haut-parleurs au-dessus des passagers :
-Nous voici donc au Caire, notre destination, La température au sol est de 23° environs et suite au décalage horaire d'une heure il est 8 :35 heure. Vous pouvez détacher vos ceintures, en espérant que vous passerez un agréable séjour...
Il n'en fallut pas plus pour lancer the signal. Les voyageurs se libérèrent de leurs fauteuils en 5 secondes chrono, prêts à se ruer dehors et à être le premier à avoir l'insigne honneur de poser le pied sur le goudron fondu de la piste dans une chaleur de 23° (le soir en plus !) sûrement à faire suffoquer un mammouth. Je passe une main sur mon front, inquiète. On se trouve en Egypte bon dieu et les gens continuent à se comporter comme si on était à Paris, c'est-à-dire genre gros cons ! Je sais pas pourquoi mais ça me rappelle le film Jurassic Parc, c'est débile comme idée je sais, en plus, ici les gens sont trop pauvres pour faire des expériences sur de l'ADN de dinosaure...Hum...

Maman me presse de me bouger, je m'exécute avec mauvaise humeur, sortant de mon sac ma paire de lunettes de soleil bleues de chez Nicci (même s'il n'y a pas de soleil !). Bastien, assis tranquille sur son siège, lève un instant la tête pour s'apercevoir qu'il lui faut se préparer à descendre de l'engin. Tout aussi mou, il éteint (enfin !) sa PSP et enfile sa veste. Je soupire longuement, c'est pas de chance, on aurait pu l'oublier dans l'avion mais non, la malchance me poursuit inlassablement. Je prends mes valises ,descendues par les bons soins de papa, en main et suis la longue file d'attente des voyageurs.
Au bout de 5 minutes horribles à se faire piétiner, gruger, bousculer par des bonnes femmes (et des bonhommes aussi), je pose le pied sur la première marche de l'escalier de fer menant à la piste, qui me semble bien lointaine, je reste figée par la chaleur effrayante (23° tout de même !) de l'Egypte et juste l'instant d'après, un grand vent provoqué par les réacteurs passe avec violence, me décoiffant magistralement. Les cheveux dans les yeux, je hurle d'effroi. Comment ce...ce machin venteux a-t-il osé ??? J'avais réussi à préserver ma coiffure depuis l'aéroport de Paris, face à la « miroir killer », au sommeil forcé, aux soubresauts de l'avion dans les courants et ce salopard de vent vient tout foutre en l'air ?! Ma coiffure héroïque aux proportions parfaites, la frange bien alignée, les pointes parfaites, bien lissées et voilà !!!3 heures de coiffage attentionné devant la glace pour rien ?!

Face à mon cri perçant, les voyageurs se retournent, étonnés par l'air outragé de cette grande blonde se tenant sur l'escalier, une main sur ses cheveux. Maladroitement, je tente de me cacher derrière mes valises, résistant aux assauts répétés des « tornades » de cet aéroport infernal, pire qu'à Paris ! Maman me dévisage; elle qui déteste se faire remarquer, avant de s'excuser brutalement auprès des passages énervés qui continuent leur chemin en grommelant. Je soupire une nouvelle fois, me relevant lentement. Malgré ma honte, je descends les marches comme une princesse, le chemiser entrouvert, roulant des hanches du haut de mes escarpins noirs, les lèvres sèches.

Devant l'avion bus hideux nous attend, avec trois places assises à l'intérieur, bien évidemment déjà prises. Je me faufile à l'intérieur avec difficulté, tenant mes valises à bout de bras. L'espace n'est pas bien grand, l'atmosphère insupportable, je résiste à grande peine à me boucher le nez mais comme mes mains sont prises, c'est même pas la peine d'y penser. J'agite inutilement mes doigts pour m'éventer, ressentant un étrange pincement au c½ur. Au bord de la route crevassée, des palmiers aux feuilles jaunâtres, à des milles des magnifiques spécimens de Cannes. Quelques pas plus loin, encore des dunes, toujours des dunes énormes s'étendant à perte de vue dans la faible lumière de fin de journée, à croire qu'on ne se trouve pas dans un pays civilisé mais chez les schtroumfs et encore ...

Je tente de m'accouder à al porte de sortie, pensive. A travers la vitre sale, je pourrai presque sentir l'odeur âcre de l'essence, écoeurante, vive le dégazage !!!
Sh'uis pas très écolo pour ma part c'est vrai mais je suis pour le parti des verts ! Ce qui ne semble pas être le cas des égyptiens...
Enfin bref, à chaque trou dans la route sablonneuse, l'antique bus recouvert d'une couche de peinture orange/kaki très ragoûtante, s'envole dans les airs, sautant dans tous les sens avec des bruits de ferraille bonne à jeter à la décharge, à droite puis à gauche, envoyant valdinguer les passagers comme des quilles contre les murs ...Et comme je suis l'une des plus proches de ces murs devinez la suite...Très agréable sensation d'écrabouillement, heureusement que j'ai le c½ur bien accroché !Pas que je n'apprécie pas les montagnes russes mais après cette expérience je risque de les aimer beaucoup moins.

Je suis sortie de ce véhicule pâle, encore plus décoiffée, des cernes sous les yeux, les lunettes de traviole, les vêtements chiffonnés,un immonde mal de c½ur m'harcelant et à mes côtés un Bastien aussi frai qu'une pêche...Ces envies de meurtre je vous jure !S'il le prend comme ça ...Nous nous sommes dirigés à petits pas vers l'aéroport, énorme bâtiment blanc/gris, vitres à l'apparence teintées tellement elles sont couvertes de poussière, pour échanger la chaleur du temps pour une pire encore à l'intérieur, suffocante. J'ai failli tourner de l'½il, ma peau délicate non habituée à cette vie difficile. Maman, sentant mon malaise, m'a courageusement retenue par le bras, sortant les passeports de son sac à main. Je tourne mon regard vers elle, la voyant quelques minutes autrement que comme l'infirmière chieuse, la mère qui s'en fout, l'esclavagiste, la conne...Mais ce genre de trip mystique ne dure ne général pas très longtemps. Ma mater me sourit et je reste froide, faisant mine d eme concentrer sur le claquement agréables des portes automatiques. D'une oreille j'écoute les voix autour de moi, activité éducative très intéressante quand on est surnommée au lycée « mademoiselle petits potins »...Ma vieille, voyant mon rétablissement miracle, me lâche pour aller formaliser les papiers nécessaires à notre embarquement. Je m'approche d'une glace accrochée à un mur jaune vomi, histoire de me remaquiller, mon tit miroir hors-service. Mon reflet me fait alors face, les yeux cachés par les énormes lunettes bleues, la tête blanche, les traits tirés. J'enlève mes binocles, prête au pire. Je ne fus pas déçue sur ce coup-là : les yeux brillants de fatigue, du mascara coulant, mélangé au crayon noir, me donnant l'apparence d'une vieille femme cernée. J'appuie mon front contre la surface lisse, ressentant le découragement. Quelqu'un frôle mon dos, suivi d'un bruit de pas léger :
-Elodie, dépêche-toi de m'aider à récupérer nos bagages, le bateau ne nous attendra pas toute la nuit. geigne la voix de la rousse, mère de la « miroir killer »
Bouche bée, je ne bouge plus. Ai-je bien entendu au moins ? Cette...cette ringarde, je vais passer deux semaines avec elle !!!Pauvre de moi, avoir sous les yeux pendant les vacances cette paumée de la mode, je vais devenir aveugle !Je savais déjà qu'en Egypte, c'est pas le pays de la fashion altitude mais on y peut rien, ils sont pauvres, alors que là...Elle manque pas de fric la meuf !

Mal à l'aise, je remet mes lunettes pour cacher mon état, renvoyant de l'autre main mes cheveux dans mon dos. Je me tourne, gardant un sourire forcé, commercial, sortant un mouchoir de mon sac et essuyant une petit partie du maquillage coulant avec peine. Puis, d'un pas décidé, bagages en mains tel un gladiateur son épée, je me dirige vers le groupe de personnes voyageant dans un avenir très proche sur le « Nile star ». Je repère rapidement mes parents et ne les lâche plus durant la vérification des papiers, observant d'un air mauvais les gens ayant le malheur de poser les yeux sur mon si beau visage à présent déformé. Le contrôleur me dévisage un instant avant de regarder sur le passeport :
-Katie, Elisabeth, Diane ??? demande-t-il, lisant les uns après les autres tous mes noms
Je grogne secouant la tête positivement.
Il hausse les épaules, tamponne mon papier et me le rend...Par la suite, accrochée au bras de ma mère, je fixe tout autour de moi, les murs vieillots, les vitres sales,la couleur immonde jaune vomi, le carrelage blanc, les douaniers parlant entre eux une langue que je ne peux (veux) pas comprendre. Très réjouissant tout cela ! Enfin,ils font passer nos bagages à main dans le contrôleur de métaux et 20 minutes plus tard on en sort avec soulagement, Bastien ayant eut un entretien privé au sujet de la flasque à alcool se trouvant dans la poche gauche de son sac à dos. Je baille, en train de m'endormir encore une fois. Mes parents me quittent soudainement vers le tapis automatique reprendre leur valises qui ne sont pas encore arrivées, plongeant dans la mêlée. Je me laisse tomber avec grâce dans un fauteuil marron, attendre avec un minimum de confort au moins. Je regarde avec insistance mes ongles manucurés, mes longues jambes étendues devant moi :
-Voyageurs de la compagnie « Nouvelle frontière » et du « Nile Star » sont priés de s'approcher...
A peine deux minutes écoulées que cette voix grave à l'accent chantant arabe vient me sortir à son tour de l'engourdissement. Je m'étire, surprise. Je regarde autour de moi et repère un homme à l'apparence jeune, grand, la peau matte, les yeux bruns pleins d'intelligence, les cheveux noirs mi-longs aux épaules, les traits fins donnant une apparence douce, le tout vêtu d'un tee-shirt bleu nuit mettant en valeur ses biceps impressionnants et d'un jean déchiré à de nombreux endroits ainsi que tenant à bout de bras une pancarte rouge portant l'inscription en grandes lettres rouges « Nouvelle frontière ». Très séduisant je dois dire...Tout son être respirait la jeunesse, cela m'a enchantée. J'ai cherché du regard mes vieux mais ne les voyant pas, je suis allée seule à la rencontre du matador égyptien, traînant mes valises. Arrivée à destination, je suis restée plantée là, haletante, la peau rouge, tous mes soucis envolés. Le jeune homme m'a rapidement remarquée, il faut dire, que j'ai un visage qui attire le regard. Oubliant mes lunettes, j'ai souri largement :
-C'est vous qui vous occuper des voyageurs de <Paris sur le « Nile star », l'accompagnateur ? ai-je questionné, clignant des yeux inutilement

Il s'est gratté la tête avant de me rendre un sourire éblouissant :
-Non mademoiselle, moi je m'occupe seulement de vous accompagner au guide qui lui vous emmènera au bateau, je suis juste le contact du Caire...

Je fis l'impossible pour que la déception ne se lise pas sur mon visage, déçue que j'étais. Le jeune homme a continué à sourire niaisement, a agité la main ,comme s'il faisait signe à des gens dans mon dis. Tournant la tête j'ai vu arriver une vingtaine de vieux, dont mes parents, armés de leurs valises, à qui irait le plus vite. Je mer suis écartée d'un pas, m'humectant les lèvres. Tout ce petit monde s'est agglutiné autour de l'indicateur qui leur a expliqué ce qu'il venait de me dire, ne précisant même pas son nom. De tout façon, je parie qu'il est nul !

Il nous a prié de le suivre vers le car qui nous attend à l'extérieur. Ma mère s'est penchée vers mon pater pour lui dire quelque chose que je n'ai pas entendu. Toujours brandissant sa pancarte ringarde, le jeune, bel, égyptien a tourné les talons et le groupe l'a suivi en bavardant joyeusement. Je n'y ai vu que des vieux à part la « miroir killer », ça en devient de plus en plus déprimant cette affaire si je ne rencontre personne .Je leur ai emboîté le pas, le c½ur battant la chamade dans l'air étouffant (ils connaissent pas la clim ou quoi ???). Nous avons dépassé les portes automatiques pour nous retrouver en plein air, la nuit complètement tombée, nous prenant cette fois de plein fouet le vent chargé de poussière. J'ai toussé, une main sur la bouche. Un autre égyptien s'est alors approché de l'indicateur qui nous a fait de grands signes afin que l'on se rassemble :
-Messieurs, dames, je vais à présent vous laisser aux bons soins de votre accompagnateur qui vous emmènera sur le bateau en car : Nabil ! a-t-il crié
Je m'essuie les yeux, le mal du pays me secouant déjà. Le dénommé Nabil, un grand arabe brun toujours, les cheveux courts bouclés, s'est avancé en souriant :
-Si vous voulez bien me suivre vers le car...
Nous l'avons gentiment suivi, genres petits chiens. Ca me met les nerfs de devoir obéir encore ! Jetant un coup d'½il en biais, j'ai vu la nulle Elodie, le visage inexpressif, les yeux baissés, à côté de sa mère qui m'a l'air bien niaise ! Nous sommes arrivés devant un grand car noir d'une marque inconnue. Bizarrement ça m'a rappelé les cours, le lycée, le levé à des heures impossibles. Dans le ciel la lune blanche se levait, prouvant que partout les rêveurs sont pareils. J'ai attendu de nouveau 10 minutes que les gens s'écartent de la soute afin de pouvoir enfin y mettre mes propres bagages volumineux, poussant dans tous les sens. Après de multiples efforts, je suis montée pour avoir le repos mérité. Il fait heureusement plus frais dans le véhicule. J'ai réussi à trouver une place seule prés d'une fenêtre dans le car à demi rempli, pas beaucoup de peuple dis donc !

Je suis restée rêveuse pendant que le bus s'ébranlait sous les commentaires de l'accompagnateur, que je n'entendais même pas et qui me paraît bien rasoir. J'ai passé ma main dans mes cheveux, mes parents assis quelques rangées plus loin, Bastien de nouveau parti vers le monde merveilleux de Super Mario et ses amis. J'ai sorti mon Mp3, croisé mes jambes, regardé le paysage nocturne à peine visible qui défilait, encore et toujours dunes, palmiers, dunes...Quelle diversité ! Le blablatage de Nabil forme un fond musical tout a fait désagréable, sûrement pas intéressant. Je ferme les yeux un instant, pour me relaxer. Quand je les rouvre, quelqu'un me secoue sans douceur à l'épaule, le car ne bouge plus ;, il me semble que seule une minute est passée :
-Réveille-toi frangine, on est arrivéeuh !
La voix de mon adorable frère, 17 ans, 5 ans et demi dans sa tête...hum...Agréable :
-J'dormais pas crétin ! Ai-je rétorqué
-Oh, ça va, hein ???Si tu pionçais pas, tu foutais quoi ?
-Ta gueule emmerdeur !
Je me suis levée, brutalement, ankylosée. Le bus est vide, à part nous deux. Je l'ai poussé le frère avec violence et suis sortie à grands pas, furieuse, pour constater que nos bagages avaient été emmenés par une mystérieuse force. Regardant autour de moi, j'eus l'occasion de constater que nous étions garés dans une sorte de petit parc désert, à la route goudronné, bordée de hauts palmiers et autres plantes, entouré par un muret blanc crème. J'ai craché par terre, comme la pouffe que je suis. Quelques mètres plus loin, le groupe s'éloignait lentement. Je sens une ruade dans le dos tandis que je bascule en avant, me rattrapant de justesse :
-Avance Katie, le bateau va pas nous attendre toute la nuit ! Surtout pas toi en plus !T'es pire qu'une limace...

Ne répondant rien, je suis le peuple, me mordillant la lèvre inférieure, les yeux brillants. Nous avons traversé un portail de fer forgé avec une inscription au-dessus : « EAST MAR ».Alors ce fut la foudre, devant nous s'étend le Nil, la plus grande célébrité d'Egypte mais pourtant invisible fans cette nuit, à part sous la lune qu'il reflète. Au bord du long fleuve, des escaliers de pierre blanche. Dans l'air doux, le bruissement des feuilles de palmiers. L'odeur de l'eau, de terre flotte autour de nous. En contrebas, je repère un grand bateau blanc, le seul là sur 300 mètres, seul lumière dans l'obscurité, portant sur la coque des lettres dorées « Nile Star », couvert de nombreuses fenêtres encore sombres. Je suis restée pétrifiée par cette vision à la fois magnifique et terrible, tentatrice et douce, apporteuse de sortilège en tout cas. Le vent agite doucement mes cheveux, apportant de la fraîcheur. J'ai porté ma main à ma bouche les yeux ronds, moi qui n'as jamais été spécialement été ouverte à la beauté des paysages. Seules la lune et quelques fenêtres dispensent une lumière incertaine mais laissent tout inchangé, comme une photo, parfaite... Je distingue en bas, prés des eaux noires, à l'éclairement faible, 4 silhouettes, une 5éme à l'écart. L'une est assez grosse, la deuxième grande avec des pointes au bout d'une coupe mi-longue, la troisième avec des cheveux bizarres, semblant tenir en l'air au-dessus de sa tête, et le 4éme avec une casquette-queue de cheval. De loin, je n'ai pas très bien vu ,j'ai juste entendu un nom prononcé d'une voix sensuelle ,aigue ,seulement 3 lettres : « Tom ». La silhouette à casquette a semblé secouer la tête et ils sont tous les 5 rentrés dans le bateau par je ne sais quel moyen, disparaissant dans l'ombre. Sur le moment je ne savais pas leurs identités...Je ne les ai pas reconnus...Si j'avais su...
Nabil est venu devant nous, derrière lui le paysage ensorcelant :
-Bienvenue en Egypte mesdames et messieurs, en bas vous pouvez voir (comme si on était aveugles...) le Nil star, rénové l'année dernière. Il y aura quelques autres passagers dessus. Aussi je vous demande de ne pas faire de bruits en rentrant. Quand au programme de demain : matinée libre mais petit-déjeuner à 9 heure, déjeuner à midi, l'après-midi dépendra de l'heure à laquelle nous arriverons à Giza, dîner à 8 heure dans tous les cas...Je précise qu'il y a une piscine sur le pont supérieur, un bar au troisième étage...A présent, venez ! explique-t-il en s'agitant inutilement

Quel programme passionnant ! Sieste, sieste et sieste en perspective...
Le guide est reparti d'un pas élastique, sautillant. J'ai effacé de ma mémoire les silhouettes mystiques, après tout s'il y a quelque chose à découvrir je les verrai demain matin, ça ne presse pas ^^.Le groupe a continué à descendre, la façade du bateau nous apparaissant de plus en plus grande, cachant le ciel. Une porte s'est ouverte, carré de lumière. Nous avons marché par-dessus les eaux sombres du Ni grâce à une planche instable, grand luxe pour une croisière à 2500 euros/personne. Respirant un grand coup, j'ai étendu les bras, traversant à petits pas. L'intérieur du bâtiment m'a laissée ébahie, un grand escalier de marbre (et ça coule pas ^^), des scènes de vie égyptiennes peintes sur les murs bleu azur, un sapin de noël au centre couvert de biscuits,de grands fauteuils dorés pour l'attente et le tout tenant dans un espace réduit. Ils ont pas peur de couler ces gens-là...Dans mon dos, mes parents sont allés à la réception, ont pris nos clés puis ma mère s'est approchée de moi, prenant ma main et y fourrant une clé argentée accrochée à un porte-clé cylindrique :
-Kat, ta chambre est la 103...a-t-elle précisé au cas où je n'aurai pas su lire les chiffre inscrit en bleu
Sans plus de précisions, ni bonne nuit, ni à demain matin, le couple qui me sert de parents a monté l'escalier et ont disparu au deuxième étage, suivi du con...
Je me suis remise en mouvement et suis montée à mon tour, mes talons claquant sur les marches. J'ai débouché à un couloir moquetté de bleu étoilé (ils aiment le bleu...).J'ai cherché ma chambre attentivement, heureuse de vivre enfin « seule », loin des gêneurs. Je l'ai trouvée toute au fond, marquée d'un beau 103 doré. J'ai tâtonnée sur la serrure avant de réussir enfin à l'ouvrir, un sourire aux lèvres. Sur le seuil de mon appartement privé j'allume la lumière et je reste bras ballants , éblouie par le luxe : un lit deux places trône au centre, tendu de draps clairs, en face une télé grand écran de bonne marque, entouré de murs blancs où pendent des tableaux représentant des danseuses du ventre, des paysages ...Le mobilier se compose d'un fauteuil avec un coussin rouge, une armoire spacieuse à portes coulissantes, une commode de bois, un mini-bar doré encastré dans le mur. Les hublots sont masqués par d'épais rideaux de lin blanc, le tout relève d'un très bon goût...

Laissant éclater ma joie, je me jette sur mon lit qui s'est révélé hypra-moelleux. Mes valises m'attendent miraculeusement sur le côté. Descendant de mon perchoir, j'ouvre le mini-bar ,en sort une bouteille colorée de malibu, la dévisse avec classe et en bois une première gorgée...Ben, vous savez quoi ? J'adore l'alcool !!! Je m'étends sur mon lit, ma bouteille à la main, ma tête sur l'oreiller, mes cheveux étalés, regardant le plafond blanc. Quelques bouteilles plus tard (je ne compte pas ce qui est bon), bues à la suite, je commence à me sentir mal, jugeant préférable d'aller me coucher. Je défais mes valises, rangeant mes affaires dans l'armoire, riant toute seule. Ma tâche finie, mes vêtements bien pliés sur les étagères, j'ai la tête qui tourne. Jetant ce que je porte dans tous les sens, sur la chaise, sur la commode, sur la télé, j'enfile une nuisette courte, transparente, pour laquelle maman a cédé trois mois auparavant. Oubliant de me démaquiller, je m'enfonce dans mon lit, entre mes draps sentant bon le papyrus ???
J'éteins la lumière, souriant encore. Je ferme les yeux, cette fois définitivement, ne me doutant pas que la journée du lendemain allait être la plus longue de mon existence. J'avais à cet instant la tête vide, remplie des vapeurs d'alcool. En hoquetant, je me suis de nouveau enfoncée dans un sommeil profond que le Nil berçait mais dénué de rêve...


A suivre...

xXx DiE WirkLicHkeIt xXx
chapitre 3: aperçu de...

# Posté le mardi 09 janvier 2007 09:53

Modifié le jeudi 08 mars 2007 05:37

chapitre 4: Rencontre détéstée...

Chapitre 4 : Euh...T'es qui ?


Pourquoi ça bouge autant autour de moi ???Ooooh...Ma tête, j'ai l'impression qu'un troupeau de mammouth a élu domicile dans mon crâne...J'ouvre les yeux, paresseuse et encore à moitié endormie... Tout semblait ne plus tenir en place, tout tournait autour de moi, je ne savais plus où je me trouvais...Mais en posant un pied sur la moquette et en voyant les bouteilles vides d'alcool au bas du grand lit je me souviens de la soirée d'auparavant, l'arrivée en Egypte, les silhouettes...Au tremblement qui faisait vibrer le plancher j'en jugeai que nous devions avoir démarrer ...Hier encore, le ciel était noir, à présent...Je m'approche du hublot, entrouvre les rideaux et reste figée par le soleil qui m' éblouit, la fenêtre au niveau de l'eau qui clapote doucement, filant rapidement sous mes yeux fatigués...Je m'humecte rapidement les lèvres, le crâne sonnant douloureusement. Je sors une bouteille d'eau du minibar et en bois une longue rasade au goulot, de l'eau égyptienne ça fait rêver...Il y a quelques temps, maman m'avait dit que l'eau du Nil était mauvaise pour les européens, provoquant des diarrhée. Encore heureux que je m'en sois souvenue maintenant sinon j'aurai passer la croisière au lit...
Je pose la bouteille de plastique sur ma table de nuit, ma gueule de bois s'atténuant...Je me lève doucement, me dirigeant vers la salle de bain , je me décide à prendre une douche pour me débarrasser de la poussière de la piste d'atterrissage...Mes souvenirs naissent en échos désordonnés avant de s'éteindre...
Je regarde autour de moi, la grande pièce de lavage, la baignoire grande avec un rideau rose, le carrelage blanc au sol, la tapisserie lisse représentant des crocodiles s'ébattant joyeusement dans le Nil...Je baille, me gratte la tête, les yeux à demi-ouverts seulement...Je m'approche de la glace, épouvantée par mon reflet, les cheveux plats, le teint pâlichon, il faut vraiment que je prenne des couleurs pendant ces deux semaines et vu le soleil qu'il y a ça va pas être dur...J'ouvre le robinet, histoire de me laver un peu le visage avant de me doucher...
L'eau ruisselle sur mes pommettes, me réveillant en douceur, je repense soudain à tout ce que je vais rater pendant ces vacances...Le concert de Diams, la sortie du nouvel album de Diams, l'anniversaire de Linou, la fête de Nico...Je baisse le visage, non, je ne suis pas obsédée par mon ex, non je ne le suis pas...Il est normal de penser à lui de temps en temps, oui c'est tout à fait normal...
Alors pourquoi est-ce que je me sens si bizarre soudainement ? Je ferme les yeux un instant, faisant glisser ma nuisette transparente à mes pieds, la peau frissonnante...Je m'approche de la baignoire, monte dedans...Mes impressions sont modifiées, le bateau vibre autour de moi mais si légèrement ! C'est comme être à terre, je me munis du pommeau de la douche, levée de toute ma taille, l'eau coule sur mon corps chaud...Ma paresse augmente, mon mal de tête s'estompe, je suis bien ici, la France est loin c'est vrai mais partout les douches sont les mêmes...
Je reste longtemps à me laver joyeusement avec le savon hypo-allergique sous le regard paisible des crocos...Puis je suis sortie, propre, le corps brillant, encore mouillée. Reste plus qu'à se préparer...Entourée d'une serviette blanche, je retourne dans ma chambre tranquillement...Première chose que je vois : une tête au hublot...Je recule en hurlant, n'ayant même pas le temps de détailler le visage apparut de l'autre côté de la vitre, attends, c'était peut-être un pervers !
Plaquée derrière le mur, cachée en tout cas, j'hésite un instant, une tête flottante alors que nous sommes sur le Nil c'est...impossible ! Rassurée, je me tourne vers mon lit, bien évidement le hublot est vide...Ah l'alcool, ça nous fait voir de ces choses...Je sors de mon armoire une mini-jupe en jean noire avec chaîne accrochée à la taille, un débardeur marin à rayures noirs et blanches, des collants sombres à résilles, des petites chaussures chinoises plus une casquette grise...J'observe mes vêtements, satisfaite...Je m'enduis en dernier de crème hydratante avant de refermer les rideaux, on ne sait jamais après tout, c'est stressant de s'imaginer des trucs..
Je chantonne l'air de « Confessions nocturnes » comme à mon habitude, comme tous les matins, comme si au lieu d'être en Egypte j'étais chez moi. J'enfile mes fringues délicatement, prends mon sac à main en cuir marron de chez Channel, me regarde une dernière dans la glace, me coiffant le plus rapidement possible, me maquillant, une couche de rouge à lève, de l'ombre à paupière violette, mascara et crayon...Parfait ! Pour une fois cela ne m'a pris qu'une heure pour m'habiller, y'a du progrès dis donc ! Je sors dans le couloir, fermant la porte à clé derrière moi...je souris, voulant paraître innocente(ce que je ne suis pas), je fais quelques pas, ondulant des hanches, réfléchissant à l'endroit où je pourrais aller...Le pont me semble bien...Je me dirige vers l'escalier lentement, ondulant des fesses, mes petites chaussures claquant sur la moquette...
Je monte les marches, la bouche entrouverte, les cheveux lissés sur mes épaules...Une fois dans le hall, je me rends compte que j'ai faim...Que faire ?Le petit-déjeuner est fini depuis longtemps et je ne me souviens plus de quand est le déjeuner...C'est ballot !Mon ventre gargouillant, je me plaque un sourire forcé sur les lèvres, saluant les réceptionnistes, je monte encore d'un étage toujours peuplé de cabines alignées. Trop grand ce bateau ! Je rabats ma jupe en arrière, de peur qu'on ne voie mon string, arrivant enfin devant une large porte bleue qui mène sur le pont. Respirant un grand coup, je l'ouvre...Evidement, je me fais déstabilisée par un grand coup de vent mais cette fois-ci, ayant la casquette, les dégâts sont un peu moins graves, deux, trois mèches partant en live...
Je soupire, m'avance sur le plancher qui tangue, c'est stable (pas trop)...Regardant autour de moi, je repère maman en maillot de bain bourrelet assise sur un transat, papa en tee-shirt short à côté, Bastien à leurs pieds faisant son activité préférée, à savoir jouer avec sa PSP(il a dû la recharger quelque part). Souriante, je m'éloigne, m'approchant de la barrière...Le Nil ondule, au loin les berges desséchées avec pleins de dunes, le vent souffle paisiblement à présent sur mon visage ; le ciel bleu est immaculé, l'eau verte en contrebas...
Ils avaient tous raison, l'Egypte c'est magnifique !Le temps, la température, les paysages, j'oublis ce qui m'entoure, à vrai dire je me sens bien...Les rayons de soleil caressent ma peau blanche, je comprend que les gens veuillent venir passer leur vacances ici...Un ciel vide de nuage, cette odeur forte d'eau marécageuse, cette lumière agréable...Accoudée aux barres, je rêvasse, les yeux perdus au loin...Soudain je ressens une bourrade dans le dos, me sortant brutalement de mon paralysement (première fois que je vis plus d'une heure sans écouter de la musique)...Je me retourne au ralenti, qui encore ose me déranger dans la contemplation de ce paysage ??? Encore et toujours, le visage pâle d'Elodie, la « miroir killer » apparaît dans l'encadrement de ma vue...Et oui, toujours pas de jeunes à part nous trois(comptant mon frère) sur ce rafiot...Je serre les poings, la gêneuse continue son chemin tranquillement :

-Hey, ramène ton cul par ici !! Criais-je « légèrement » énervée

Elle se tourne vers moi mystérieusement, un livre entre les mains, calme, vêtue d'une longue jupe bleue et d'un pull de la même couleur, les cheveux attachés en queue de cheval haute :

-C'est à moi que vous parlez ?demande-t-elle, l'air innocente
-Nan, au pape à côté de toi !!
Elle sourit légèrement, refermant sèchement sa lecture :

-Permets-moi de me présenter : Elodie Müller, je suis provinciale...
Oulàlà, elle se tape un trip ou quoi cette fille ?d'abords elle me bourre et ensuite elle veut qu'on fasse connaissance ! Je reste figée, ne disant rien, j'aurai pu en profiter pour reprendre l'avantage de la conversation :

-Désolée de t'avoir bousculer, quand je lis je ne vois plus rien...Au faite, qui es-tu ?
Elle a sourit mais timidement...Cela m'a fait une drôle d'impression : la pouffe stupéfaite par une simple paumée de la mode, une main sur la rambarde de fer, sur un bateau, à des milliers de kilomètres de toute population française...Je me passe une main dans mes cheveux, n'y croyant presque pas :

-Katie...Katie Depommier...Parisienne...ai-je fini par dire, un peu honteuse sans savoir pourquoi

Elle m'a tendue une main fine, attendant sûrement que je la serre...Hésitante, je me suis écartée avec réticence...Non, je n'allais pas tomber aussi bas, pas maintenant...Après tout je suis une pouffe ou pas ???Les pouffes ne pactisent pas avec les nulles !!!Une des mes lois si importantes...J'esquisse un geste d'excuse et m'enfuis sans demander mon reste...Le long du pont, les gens allongés sur les transats me regardent passer...Mes cheveux volent autour de moi, mon expression terrifiée...Je ne sais plus quoi penser, si je ne parle à personne je vais m'ennuyer comme un rat mort pendant deux semaines qui vont me paraître interminables...Causer à mon frangin il en est hors de question !

Je regarde en arrière, sans regarder devant...Et ce qui devait arriver arriva...Je ne l'ai pas vu arriver ce mec, je l'ai percuté de plein fouet...Au moins je suis aussi douée que cette Elodie...Je suis tombée à terre, les yeux fermés, mon épaule protestant contre le choc...Si ça continue comme ça, j'vais bientôt être couverte de bleus...Le bruit d'une autre chute d'un corps en face de moi :

-Aïe, ma casquette !!! dit une voix grave en allemand
Bon, j'ai oublié de préciser que ma deuxième langue vivante c'est l'allemand et que bizarrement je me débrouille plutôt bien, je suis une fille très bonne en « langue », maîtrisant très bien les matières littéraires...N'empêche un allemand en Egypte, ça fait bizarre...Geignant, j'ouvre les yeux, histoire de voir qui j'ai choqué...Devant moi, accroupi, se tient un mec, alors là je me réjouis un peu trop tôt...Il a le visage baissé vers le sol mais ce que je remarque surtout ce sont ses dreads châtain claires, si longues, attachées en queue de cheval lui tombant dans le dos...Et puis son look, j'commence à me dire que je suis mal tombée, il porte un tee-shirt large blanc, très large même, il semble flotter dedans et comme preuve il lui arrive aux genoux...D'ailleurs son pantalon est bien strange : un baggy énorme bleu...D'une main, il se gratte les dreads, cherchant sûrement quelque chose...Me souvenant qu'il avait parlé d'une casquette je regarde autour de moi et la repère aussitôt, un couvre-chef beige qui fait assez hip-hop...Je fixe un nouvelle fois le mec et m'aperçois alors que je suis dans une position pour le moins bizarre, les jambes écartées, dévoilant mon string à sa vue...S'il avait les yeux baissés c'était pour matter, kyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!Je referme mes genoux rapidement, l'observant une nouvelle fois...Il lève la tête et je me fige une nouvelle fois, deuxième mauvaise surprise de la journée...Il a les traits très fins, un nez droit, les yeux marrons en amande, un piercing à la lèvre inférieure...Il me rappelle vaguement une star, Emily m'en a parlé la semaine dernière...Maudite mémoire !!!Ca commençait par un T...Qu'il ait regardé sous ma jupe n'avait pas l'air de la gêner autrement, un sourire pervers aux lèvres, il est pas mal quand même...Mais ne plus me souvenir de son nom me stresse....Serait-il une star ???Ca ne m'étonnerait pas, il est même plutôt beau...Je lui tends sa casquette, les mains tremblantes, il la met avec un grognement :

-Désolée de vous avoir percuté...me suis-je excusée d'une toute petite voix en allemand pareillement
-Ca fait rien, surtout quand on a des jambes aussi généreuses...réponds-t-il
Je rougis violement, les joues cramoisies, tandis qu'il se lève avec la même moue perverse...Il me tend sa main pour m'aider...Je la prend, elle est douce, les doigts fermes autour de mon poignet, il a des calles dures tout de même...Je reste debout en face de lui, ne sachant que dire :

-TOM !!!Ah,t'étais-là !!!Crie une deuxième voix beaucoup plus immature mais sensuelle, toujours en langue allemande d'ailleurs
Tom...Voyons voir...Une personne, homme ou femme je ne sais pas trop, apparaît dans mon champ de vision...Une étrangeté assez grande, habillée d'une tee-shirt moulant noir, d'un jean, avec des bottes tout aussi sombres, les cheveux noirs semblant tenir en l'air par la volonté du saint-esprit, ébouriffés plutôt...Youpi, un gothique !Surtout que son visage le confirme, ses traits fins, comme ceux de l'autre, le mêmes yeux marrons soulignés d'un trait noir, de l'ombre à paupière grise, un piercing à l'arcade sourcilière, le teint blanc...C'est une fille ???Ce visage, ce corps androgyne...Merde, c'est Bill de Tokio Hotel j'en suis sûre, Emily m'a montrée sa photo dans le magasine !!!Il a appelé l'autre mec Tom alors ça veut dire que...oh non ! Je me raidis, les muscles tendus :

-Tom, tu dragues encore ???On est en vacances d'accord mais quand même...Le coach nous dit de venir répéter et toi tu fous le camp comme un mioche???!T'es pas croyable...dit celui que je crois être Bill
Il se tourne vers moi, me jette un mini coup d'½il désintéressé :
-Ah bonjour...
-Euh...
-Bill, tu te la ferme, je voulais juste faire un p'tit tour, c'est que le premier jour de la croisière et on bosse déjà comme des malades !!!!Lance donc le guitariste avec un mimique d'énervement
Mon pire cauchemar réalisé...Je me pince doucement au bras pour vérifier que je ne suis pas en train de dormir...Sur toutes les stars de ce monde mon dieu, pourquoi suis-je tombée sur ceux-là ???Le groupe de tapettes le plus réputé et en plus le guitariste a vu mon string, Emily en serait aux anges si elle savait mais moi ça ne m'amuse pas !!!Je recule d'un pas, Tom me remarque :

-Hey, t'en vas pas !!!Manque-t-il de crier
-Euh...Je dois y aller...A plus tard !!!

Sans attendre leur réponse je file comme une flèche vers le transat de mes parents, voulant leur demander des réponses, ils doivent le savoir tout de même, si c'est une blague c'est pas drôle !!!Me trouver à bord du bateau avec ce...ce groupe...Ca commence mal aujourd'hui sérieux !

A suivre...

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xXx diiiiiiiiiiiiiiiie Wirklichkeit xXx
chapitre 4: Rencontre détéstée...

# Posté le dimanche 21 janvier 2007 13:00

Modifié le jeudi 08 mars 2007 05:39